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Santé des femmes au travail : webinaire Anact 2025
Publié le · Sources vérifiées le 1er octobre 2026
Événement ou publication de la source : Webinaire Anact du 20 juin 2025, organisé avec la MGEN, disponible en replay.
Le 20 juin 2025, l’Anact a tenu avec la MGEN un webinaire de 60 minutes sur la santé des femmes au travail, disponible en replay. Elle y constate que les indicateurs de santé au travail des femmes se dégradent depuis plus de 20 ans. Pour un diagnostic d’absence, cela conduit à lire les écarts par métier, pas seulement par sexe.
Le programme en trois parties
Le webinaire, intitulé « Santé des femmes au travail : comprendre les enjeux pour agir en prévention », comporte trois parties :
- pourquoi la santé au travail des femmes : indicateurs nationaux de sinistralité selon le sexe et facteurs explicatifs des écarts ;
- risques professionnels et déficit de visibilité : sous-évaluation de la pénibilité dans les métiers à prédominance féminine, avec l’exemple d’une démarche pour le métier d’ATSEM ;
- violences sexistes et sexuelles au travail, risque à évaluer, avec l’exemple d’une démarche à l’AP-HP.
Les constats de l’Anact
L’Anact indique que depuis plus de 20 ans les indicateurs de santé au travail des femmes se dégradent : progression des accidents du travail et absentéisme plus élevé que pour les hommes.
Elle l’explique en partie par l’invisibilisation de l’exposition aux risques dans les métiers majoritairement féminins. Le constat porte donc sur le travail et ses contraintes, pas sur une différence entre personnes.
Les indicateurs nationaux de sinistralité selon le sexe, présentés dans la première partie, se reprennent avec la fiche de source habituelle : organisme, année, population, indicateur, unité. Un chiffre national ne se compare à vos données que sur la même population et la même unité.
Lire des absences par sexe ou par métier
Un écart d’absence entre femmes et hommes dans une entreprise mélange souvent des métiers différents. Trois règles de lecture :
- regrouper par métier ou famille de métiers avant de comparer des groupes ;
- tenir compte de la taille des groupes. Exemple : dans un groupe de 4 personnes, un seul arrêt long suffit à faire monter le taux du groupe ; le même arrêt pèse très peu dans un groupe de 80 ;
- ne pas déduire une exposition d’un écart : l’écart signale où observer le travail (tâches, horaires, ressources disponibles), il ne prouve pas la cause.
Pour la restitution, fixez un effectif minimal par groupe et fusionnez les groupes plus petits.
Exemple de tableau : une ligne par métier, avec l’effectif moyen, les heures d’absence, le taux et le nombre d’arrêts longs ; les lignes sous le seuil de regroupement portent la mention « non restitué » et sont fusionnées avec un groupe voisin.
Relier l’écart au DUERP
L’évaluation des risques consignée dans le DUERP prend en compte l’impact différencié de l’exposition selon le sexe. Le DUERP se met à jour quand une information supplémentaire sur un risque est recueillie dans une unité de travail : un écart d’absence par métier peut poser cette question à l’occasion d’une mise à jour, avec le CSE consulté.
Les violences sexistes et sexuelles, traitées dans la troisième partie du webinaire, figurent aussi parmi les risques à évaluer. Voir CSE et DUERP.
Ce que le devis doit montrer
Dans un cahier des charges, le cabinet précise comment il traitera le sujet :
- indicateurs d’absence présentés par métier, avec le seuil de regroupement des petits groupes ;
- observation du travail dans les métiers concernés ;
- articulation avec la mise à jour du DUERP.