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IJ maladie : plafond à 1,4 Smic depuis avril 2025

Publié le · Sources vérifiées le 1er octobre 2026

Événement ou publication de la source : Décret n° 2025-160 du 20 février 2025, publié au Journal officiel du 21 février ; application aux arrêts débutant à compter du 1er avril 2025.

Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 abaisse de 1,8 à 1,4 Smic le plafond du revenu pris en compte pour les indemnités journalières maladie, pour les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025. En 2026, l’IJ maximale atteint 42,97 euros bruts par jour. Ce plafond joue aussi sur la déduction opérée dans le maintien de salaire.

Ce que change le décret

Le décret modifie les articles R323-4, R382-34 et R382-34-1 du Code de la sécurité sociale. Le plafond du revenu d’activité retenu passe de 1,8 à 1,4 Smic pour les IJ dues au titre d’arrêts débutant à compter du 1er avril 2025. C’est la date de début de l’arrêt qui compte : vérifiez-la sur les arrêts à cheval sur cette date.

L’IJ équivaut à 50 % du salaire journalier de base. Avec un plafond mensuel de 2 613,82 euros en 2026, le salaire journalier plafonné est de (2 613,82 x 3) / 91,25 = 85,93 euros, soit une IJ maximale de 42,97 euros bruts (fiche Service Public F3053, mise à jour le 1er juin 2026). Ces paramètres suivent le Smic : recalculez-les pour un arrêt d’une autre année.

Deux carences, deux calendriers

Côté Sécurité sociale, la carence est de 3 jours pour chaque arrêt : pour un arrêt au 1er juillet, les IJ commencent le 4 juillet. Elle ne s’applique pas en cas de reprise entre deux arrêts n’ayant pas dépassé 48 heures, ni pour des arrêts successifs liés à une ALD. Les IJ sont versées tous les 14 jours.

Côté employeur, le maintien légal de l’article L1226-1 suppose une année d’ancienneté au premier jour d’absence, un certificat transmis sous 48 heures, une prise en charge par la Sécurité sociale et des soins en France ou dans l’EEE. La carence est de 7 jours : le complément part du 8e jour, alors que l’accident du travail et la maladie professionnelle (hors accident de trajet) sont indemnisés dès le premier jour. Du 4e au 7e jour, le salarié ne perçoit donc que les IJ, sauf règle conventionnelle plus favorable.

Le plafond et la déduction côté employeur

L’employeur maintient 90 % de la rémunération brute que le salarié aurait perçue pendant 30 jours, puis deux tiers pendant 30 jours. Il en déduit les IJ de la Sécurité sociale et les prestations de prévoyance qu’il finance lui-même.

Les IJ déduites sont celles effectivement dues au plafond en vigueur pour l’arrêt. Pour un salarié dont la rémunération dépasse le plafond, une IJ plus basse réduit la déduction : à rémunération maintenue égale, la part laissée à l’employeur augmente. Sous le plafond, l’IJ ne change pas.

Deux règles de calcul à retenir : si les IJ sont réduites (hospitalisation, sanction de la CPAM), le calcul retient les IJ intégrales ; et le versement effectif des IJ n’est pas une condition du complément, elles servent seulement au calcul.

Durées de maintien selon l’ancienneté

Durées maximales de versement, selon l’ancienneté appréciée au premier jour de l’absence :

  • 1 à 5 ans : 60 jours (30 jours à 90 %, puis 30 jours aux deux tiers)
  • 6 à 10 ans : 80 jours (40 + 40)
  • 11 à 15 ans : 100 jours (50 + 50)
  • 16 à 20 ans : 120 jours (60 + 60)
  • 21 à 25 ans : 140 jours (70 + 70)
  • 26 à 30 ans : 160 jours (80 + 80)
  • 31 ans et plus : 180 jours (90 + 90)

Ces durées découlent de l’article D1226-2 : 10 jours de plus par période entière de 5 ans au-delà de la première année, sans dépasser 90 jours par palier. Si des périodes d’indemnisation ont déjà eu lieu dans les 12 mois précédents, leur durée est déduite. La convention collective peut prévoir plus favorable.

Contrôles à faire dans la paie

Dans l’ordre de traitement d’un arrêt :

  1. relever la date de début de l’arrêt pour retenir le bon plafond ;
  2. contrôler l’ancienneté au premier jour d’absence et la réception du certificat sous 48 heures ;
  3. poser les deux carences (3 jours et 7 jours) et l’éventuelle règle conventionnelle ;
  4. calculer les IJ dues au plafond, intégrales si elles sont réduites ;
  5. déduire ces IJ et la prévoyance financée par l’employeur du maintien à 90 % puis aux deux tiers.

Dans l’estimation du coût de l’absentéisme, le maintien brut, les IJ déduites ou remboursées et le remplacement forment trois postes distincts : la baisse du plafond agit sur le deuxième sans changer les heures d’absence. Le tableau de bord gagne à séparer le taux d’absence de son estimation financière.

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Sources officielles consultées