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Rapport AT/MP 2024 : chiffres et lecture en RH
Publié le · Sources vérifiées le 1er octobre 2026
Événement ou publication de la source : Page de publication du rapport annuel 2024 datée du 18 novembre 2025 ; données portant sur l’année 2024.
La page de publication du rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie Risques professionnels est datée du 18 novembre 2025. Les chiffres portent sur l’année 2024 et sur près de 20,8 millions de salariés du régime général. Ils mesurent la sinistralité AT/MP, pas l’absentéisme toutes causes.
Les chiffres de 2024
Le rapport couvre près de 20,8 millions de salariés du régime général et un peu plus de 2,5 millions de sections d’établissement cotisantes. Variations publiées pour 2024 :
- accidents du travail : -1,1 %, avec un indice de fréquence de 26,4 pour 1 000 salariés ;
- accidents de trajet : +0,7 % ;
- maladies professionnelles : +6,7 % ;
- dont troubles musculosquelettiques : +6,6 %, soit près de 90 % des maladies professionnelles ;
- pathologies liées à l’amiante : +8,5 % ;
- maladies professionnelles hors tableau (affections psychiques notamment) : +9 %.
Lire les variations sans les confondre
Les pourcentages du rapport sont des évolutions du nombre de sinistres réglés. L’indice de fréquence de 26,4 pour 1 000 salariés répond à une autre question : le niveau de fréquence des accidents du travail. Une baisse de 1,1 % et un indice de 26,4 se lisent ensemble, sans s’additionner.
Les accidents du travail, les accidents de trajet et les maladies professionnelles ne mesurent pas les mêmes événements : une somme des trois n’a pas de sens, et chacun se suit dans une ligne distincte du tableau de bord.
Année des données et date de publication
Les données portent sur 2024, la page de publication est datée du 18 novembre 2025. Dans un tableau de bord, la colonne « année » indique 2024 et la colonne « publication » novembre 2025. Citer ces chiffres comme des chiffres 2025 serait une erreur de lecture : les sinistres sont ceux de 2024.
Sinistralité AT/MP et absentéisme toutes causes
Les données sont des nombres de sinistres réglés avec arrêt et/ou incapacité permanente. Le rapport ne donne pas de taux d’absentéisme toutes causes.
Un indice de fréquence se calcule en sinistres pour 1 000 salariés. Un taux d’absentéisme RH se calcule en heures d’absence retenues sur heures théoriques du même périmètre (par exemple 400 h sur 8 000 h = 5 %). Les deux unités ne se comparent pas, et le second couvre des absences, maladie ordinaire notamment, que le rapport ne compte pas.
Une fiche de source pour le tableau de bord
Chaque chiffre repris d’un rapport national reçoit une fiche de cinq champs : organisme, année, population, indicateur, unité. Exemple : Assurance Maladie Risques professionnels ; 2024 ; salariés du régime général ; indice de fréquence des accidents du travail ; pour 1 000 salariés.
La date de publication s’ajoute en sixième champ quand elle diffère de l’année des données. Les libellés du tableau de bord réservent « absentéisme » aux absences toutes causes et parlent de « sinistralité AT/MP » pour ce rapport.
Exemple : pour situer vos troubles musculosquelettiques, divisez vos maladies professionnelles reconnues en TMS sur 2024 par le total de vos maladies professionnelles reconnues sur 2024, puis comparez le résultat à près de 90 %. Sur un petit effectif, quelques cas suffisent à déplacer ce pourcentage.
Ce que ces chiffres disent d’une entreprise
La hausse de 6,6 % des troubles musculosquelettiques ou de 9 % des maladies professionnelles hors tableau donne un contexte de prévention. Elle ne prouve ni l’exposition ni la cause des absences dans un établissement.
Avant de conclure, rapprochez-la de vos propres déclarations d’AT/MP par métier et par site. Une comparaison à un chiffre national suppose la même population et la même unité.